Le désert. Pourquoi s’intéresser aux déserts ?

Philippe Frey -né le 23/02/1958 – est actuellement un des rares scientifique vulgarisateur. Expert sur les déserts et les populations qui y vivent, il est auteur de plusieurs grandes premières. Il a ainsi parcouru les plus grands déserts de la planète, le plus souvent seul, à pied et au cap…alors que chacune de ces étendues hostile était réputée infranchissable (y compris par les locaux).

Il traverse ainsi le Sahara en longueur pour la première fois : 9000 km en 9 mois, seul avec ses chameaux. A titre de comparaison, aucun nomade n’a jamais parcouru plus de 400 km dans ces conditions.

Il récidive avec la traversée en survie accompagné d’un Bushman des déserts d’Afrique australe (Kalahari). 7 mois à survivre de cueillette et de chasse.

Il traverse en près de 2 ans les déserts méconnus et secrets d’Orient et d’Asie centrale, seul sur 4000 km de désert (Iran, Pakistan, Afghanistan, Inde…)

A cheval, il traverse tous les déserts d’Amérique sur près de 7000 km en 7mois, relevant toutes les techniques de survie des Indiens de désert.

Il est « le » connaisseur reconnu scientifiquement et médiatiquement de son domaine : les déserts. Tout comme Paul Emile Victor l’était pour les pôles. Ou le commandant Cousteau pour la mer.

  • NOUVEAU PROGRAMME DE DESERTS de juin 2020 à juin 2021 EDITO

    Chers amis,
    voici le programme de déserts de juin 2020 à juin 2021

    Grand chamboulement qu’ a apporté le virus Covid- 19. Mais grande nouvelle avec ce corollaire : les déserts sont les seuls endroits du Monde où il n’ existe en principe ni virus ni bactérie. Et pour couronner le tout, les nomades des déserts on « toujours » pratiqué une sorte de confinement naturel avec leur éclatement en tous petits clans. Pas pour ne pas tomber malade comme nous le faisons… mais pour profiter des ressources -nécessairement limitées- du milieu en toutes petites unités. Qu ‘il s’ agisse d’ éleveurs ou de chasseurs-cueilleurs, c’est la même chose. Un gardien de dromadaires est même le plus souvent… totalement seul

    Et vous avez remarqué que les Touareg, par exemple, ne se serrent jamais la main. Mais ils l’ effleurent à peine paume contre paume. De plus, ils n’ ont pas de masque… mais un turban de 7m à 9m bien plus efficace
    A mon avis, tout ça n’est pas pour rien. Ils se sont toujours prémunis de tout. Et surtout de ce qui vient de l’ extérieur de leur désert. Et ils ont bien raison !!!
    VOUS ne risquez donc RIEN

    Le Monde a déjà connu de grandes pandémies : Ebola, H1N1, fièvre jaune, tuberculose… et même l’ islamisme au Yemen, en Somalie ou au Sahara (d’ une certaine façon c’est une pandémie… mais nous avons toujours su nous en prémunir en faisant les bons choix de destinations et en ne prenant « aucun » risque)

    Mais cette fois, la différence est qu’ une pandémie s’ est attaquée avant tout aux plus nantis. Aux plus âgés aussi. Ou aux deux à la fois (car en principe, si on est d’ un certain âge et qu’ on a une retraite , on aura mis un peu de sous de côté)

    Dans les zones où nous allons (Namibie, Botswana, Mongolie, Ethiopie par exemple…) c’est le contraire de l’ Europe, pour une fois ! Non seulement ce sont des zones de désert ou de semi-désert. Et donc on l’ a dit sûres et stériles. Mais en plus la situation d’ urgence a été très bien gérée dans l’ ensemble -suivant le principe de précaution- par les gouvernements en place. Ce que nous n’ avons pas su faire en France. Résultat : 16 contaminés en Namibie et aucun décès. O au Botswana. Etc…

    Conséquence si on a bien compris les paramètres : Mais ruons-nous sur les départs !!! Et le plus tôt sera le mieux !!! Ne serait-ce que pour profiter du moindre instant de vie, de découverte et de surprises

    Je loue le ciel -d’ailleurs- d’ être organisé en association de droit local de 1908. Sinon, je pense que je n’existerais plus. Car j’ imagine le casse-tête des voyagistes, et je pense à eux, pour seulement « survivre ». Quant à vraiment fournir une qualité ou proposer une vraie expédition ou une exploration qui y ressemble, on va considérer que ce n’est pas leur priorité du moment. Et leurs clients en seront les perdants

    Alors que moi -inversement- lorsque je ne fais pas de circuit, je ne gagne certes rien. Mais si un circuit est exceptionnellement annulé pour cause de qota de participants non attteint, je ne perds rien non plus (ni en employés, ni en locaux commerciaux, ni en charges…). Car je fais souvent tout moi-même par ailleurs (chauffeur, guide, pisteur, cuisinier, ethnologue…)

    Alors, ces circuits, quels sont-ils ?
    Il y a un certain nombre de constantes

    Je propose :

    – actuellement 2 circuits Namib par an aux 2 meilleures périodes. Soit l’ automne et le printemps). « Personne » ne se rend où nous allons dans le vrai Namib avec de bons 4×4. Et les vallées de Hoanib, Hoarusib, Khumib, Hartman, Marienfluss sont tout simplement époustouflantes. Et les Himba resteront les Himba… surtout les « vrais » qui vivent le plus en marge du désert

    – actuellement 2 circuits Kalahari par an (idem)
    Par Kalahari, j’ entends le Kalahari botswanais et namibien (parfois avec le Kgalagadi Transfontier park) + le parc de Chobé + le parc de Morémi (Okavango) + les parcs de Nxai pan et Mkgadikgadi pan + les chutes Victoria au Zimbabwe + le retour par la bande de Caprivi et la visite de 2 communautés bushmen

    – 1 fois l’ an -en principe en novembre- nous organisons une expédition chez les Suri de la vallée de l’ Omo (Ethiopie). Avec nos prestataires locaux exceptionnels, nous arrivons depuis des années à faire 4 jours de trek avec des mules et des rangers… avant de rencontrer les autres peuples (Hamer, Mursi, Dassanedje, etc…)
    Croyez moi ou ne me croyez pas : personne ne le fait !!! Mais libre à vous de vous en rendre compte trop tard

    Et cette année, nous aurons 2 circuits dans l’ Omo. Le 2ème en juin 2021 et je ne vous dis qu’ une chose : la cérémonie des Bodi de l’ Omo est juste… inimaginable… (avant de rencontrer les autres peuples de toute façon)

    – j’ essaie de maintenir le Tchad 1 fois par an. En décembre. Parce que c’est le plus beau pays saharien. Et parce que le pays est sûr (contrairement au Mali, au Niger et même à la moitié de la Mauritanie)

    – les 2 Transafricaines aussi, je les maintiens en avril et en mai. Pourquoi ? Parce que j’ adore les faire et j’ espère qu’ elles seront comme un caleïdoscope de sensations et de découvertes africaines pour chacun. Sur la durée. Car le tronçon de l’ Afrique en diagonale en 4×4 magnifiquement équipé dure 25 jours sur place + 2 jours de transfers + 2 ou 3 jours proposés pour presque rien dans la péninsule du Cap pour ceux qui le désirent

    – nous essaierons de faire un circuit « méharée » dans le sud algérien fin décembre- début janvier 2021
    Lorsque l’ association a été créée il y a plus de 20 ans, nous ne faisions que cela : méharées… méharée… méharées… principalement dans le sud algérien. Je crois qu’ il n’existe pas « 1 » piste que nous n’ ayions pas faite en une bonne dizaine d’ années

    – nous essaierons aussi d’ avoir les 2 clients minimum pour proposer une méharée au Désert Blanc égyptien
    C’est une vraie curiosité et on ne s’ attend pas à ce monde féérique de roches et de sable. Notre nouveau presataire égyptien est juste super !!!

    – et enfin,vers l’ Asie, nous ferons les 2 expéditions qui étaient calées cet été. Mais qui seront probablement repoussées d’ 1 an. Les Gobi ou le Tibet étant des programmes d’ été
    ‘ 1/l’une en Chine avec le Gobi de l’ Alashan (le plus beau des Gobi et les plus grandes dunes du Monde). Nous le complétons avec les glaciers des Qilian Shan et la grande muraille Ming « dans le Gobi » à Jiayuguan. Avant de prendre le Transtibétain en compartiment privatif pour Lhasa. Au Tibet, nous irons jusqu’ à l’ Himalaya et le camp de base de l’ Everest à 5200m. C’est là qu’est également le monastère bouddhiste de Rompui (le plus haut du Monde)

    2/et le second circuit dans les Gobi sera en Mongolie. Attention : grande expédition !!! On joindra l’ Omnogovi (ou Gobi du sud près de la dune de Khongor) à l’ Altaigovi (ou Gobi de l’ Altai)
    Cela avec des 4×4 Toyota (ce qui est rare dans ce pays), des chauffeurs Mongols « de la zone ». Et un guide-photographe qui est tout simplement le meilleur photographe de son pays (la Mongolie). Retour en avion de l’ Altai en passant par Ulaan Bator

    Il est possible que -l’ envie m’ en prenant- je pense à une autre destination et que je ne la rajoute :
    pourquoi pas l’ Australie des déserts. Nous l’ avons déjà fait 2 fois (déserts de Tanami, Simpson, Great Sandy et Kimberleys… en passant par les Territoires du Nord (Kakadu) et le parc de Richtfield. En 4×4. Mais on peut toujours innover avec certaines pistes ou la visite de l’ une ou l’ autre communauté aborigène. C’est à faire de préférence en été
    pourquoi pas également le désert de Namib angolais ? Secret et fermé, réservé aux seuls connaisseurs. Ou à ceux qui ont envie de sortir des terrains battus. Probablement en août 2021
    … ou le désert d’ Atacama sur 3 pays (Chili – Pérou- Bolivie) car il existe « aussi » des dunes au Pérou. Sans oublier le Salar d’ Uyuni
    Cetta année, je suis resté sur un échec avec l’ Atacama et je n’ aime pas rester sur des échecs

    Bref Bref. Que l’ embarras du choix, n’ est-ce pas ?
    D’ autant que tous les connaisseurs savent très bien qu’ aucun désert ne ressemble à un autre désert. Par exemple le désert de la Baja California au Mexique (cactus cierges de 17m et petites missions franciscaines perdues dans les ravines)… ne ressemblera pas du tout au Sahara avec ses chameliers Touareg, Toubou, Arabe, etc..
    Si ce n’est que ce sont tous des déserts bien entendu. Mais cela, vous le savez aussi

    Philippe Frey
    président de l’ association Nomades du Monde

    PS: on peut faire des circuits à la demande sur « tous » les déserts du monde. Car il y en a très peu où je n’ ai pas d’ expertise dessus. Mais il faut me consulter très en amont pour convenir d’ une date